Résinotype : la finition vitrifiée du tirage pigmentaire, sans bichromate

Le résinotype est un procédé pigmentaire à part : il scelle le pigment dans une résine qui, en durcissant, forme une couche translucide. Le tirage devient un objet vitrifié — profondeur minérale, microreliefs visibles en lumière rasante, à mi-chemin entre la photographie et l'émail. C'est l'un des rendus les plus singuliers du tirage alternatif. Dans sa forme historique, il reposait toutefois sur deux écueils : le dichromate et des solvants exigeant une bonne ventilation.
Un procédé italien des années 1920
Le résinotype est l'œuvre de Rodolfo Namias, chimiste et figure de la photographie italienne. Breveté en 1922 sous le nom de Resinopigmentipia, contracté en Resinotipia en 1923, il est diffusé via Il Progresso Fotografico ; un concours national lui est même consacré à Chieti en 1926. Par rapport au procédé « par poudrage » (dusting-on) dont il dérive, il donnait des images moins empâtées, plus vigoureuses, tout en gardant cet aspect velouté et une grande liberté d'intervention à la main. Il appartient, comme la gomme et le charbon, à la famille des procédés au dichromate.
La vérité : dichromate et solvants
Deux choses rendaient le résinotype ancien délicat. D'abord le bichromate (dichromate) qui sensibilisait la gélatine — chrome hexavalent cancérogène et mutagène avéré (CMR). Ensuite les solvants volatils employés avec la résine, qui imposaient une ventilation sérieuse. Deux raisons de ne pas le pratiquer à la légère chez soi.
Le résinotype Vision Picturale : le velours minéral, sans bichromate ni solvant
La formulation Vision Picturale associe la gélatine N°05, des pigments en poudre et une résine propre au procédé — sans bichromate, sans solvant volatil. La chimie redevient compatible avec une pratique en cuisine. Et le rendu reste celui qui fait l'unicité du procédé : la résine, durcie au séchage, scelle le pigment dans une couche vernie veloutée, sans aucun vernis externe. Le seul kit du catalogue à produire cet effet vitrifié.
L'émail photographique, sans le poison
La finition la plus singulière du catalogue — un tirage vitrifié, à mi-chemin entre photo et émail — sans dichromate ni solvant volatil.
- Gélatine
- VP N°05
- Sensibilisateur
- VP N°03 — sans dichromate
- Finition
- Résine vernie veloutée, sans vernis externe
- Sécurité
- Aucun CMR · aucun solvant volatil

La matière, en images
Le résinotype Vision Picturale en quelques tirages — la couche vernie et ses microreliefs se lisent surtout en lumière rasante.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qui rend le résinotype unique ?
La résine durcie scelle le pigment dans une couche vernie translucide : le tirage devient un objet vitrifié, à mi-chemin entre photographie et émail — un rendu qu'aucun autre procédé pigmentaire ne donne.
Le résinotype VP est-il vraiment non toxique ?
Oui : pas de bichromate (sensibilisateur N°03) et pas de solvant volatil, contrairement aux résinotypes anciens qui exigeaient une ventilation.
Quelle différence avec le charbon ou le bromoil ?
Là où le charbon cherche la densité maximale et le bromoil imite la peinture à l'huile, le résinotype joue la carte de l'objet vitrifié, vernissé sans vernis externe.
Pour le panorama complet des procédés non-toxiques, voyez notre guide des procédés alternatifs ou le lexique.


